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Linge sale, amour et céréales, avec Polza c’est bon pour le moral

L’humour n’est pas toujours un bouquet de violettes. Il peu être dur et pur, réaliste et pas très gai. Donc on démythifie, on démystifie, en un mot c’est ce que Pozla a fait dans son Linge sale, amour et céréales avec le sourire. Comme disait Jean Yanne, un maître en humour, en prouvant le contraire « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Faux, il y a des réticents et des combattants de l’extrême alors Polza monte au feu pour qu’on rigole un brin, ce qui de nos jours est rarement d’actualité, merci à lui. C’est bon pour le moral. 

Un gamin qui renie son paternel, se fait des promesses d’un futur improbable, c’est du hard. Comme le type qui modèle l’amour de sa vie en clone docile et abruti. On passe de suite au vieux beau qui a monté une entreprise florissante en exploitant femme, fille, un fils sa joie sa fierté, un clebs complice et le fauteuil devant la TV siège de sa petite entreprise d’esclavagiste. Un papa qui apprend à son gamin à faire du vélo et qui fout le camp, donc a bien compris que son avenir est ailleurs. Un cow-boy solitaire obsédé s’interroge sur ses penchants en se gourant sur les prénoms. Quant au père qui par en forêt avec son Petit Poucet il aurait mieux fait de l’emmener au parc. Rien ne marche vraiment comme on l’a prévu, on déchante, on déprime et pourtant oui il y a de la joie mais chez les autres.

De quoi avoir des idée noires. Polza (L’Homme qui courait après sa chance) en met une couche car en réalité il faut garder le moral avec lui. il n’épargne rien ni personne, montre le bonheur tranquille de la fermière et du fermier en rut. Garder le contrôle, lutter quoiqu’il arrive, Polza sait le faire. Il n’y a pas de méchanceté dans ce trait acéré qui délimite nos petits travers. Des planches, des histoires courtes, des rythme qui évoluent, Polza est un chroniqueur sans pitié mais qui cependant a du mal à dissimuler sa tendresse.

Linge sale, amour et céréales, 200 pages, Dargaud, 23,95 €

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