Le Boiseleur, des oiseaux et des hommes avec Gaëlle Hersent en dédicace chez Azimuts à Montpellier le 9 novembre

Un conte écrit par Hubert qui de Miss Pas Touche à Les Ogres-Dieux, caracole avec un beau talent sur des titres dont la poésie n’est jamais absente, ni un certain réalisme sans détours. Cette fois il revient avec une nouvelle série,Le Boiseleur, que dessine Gaëlle Hersent dont le trait assure toute sa saveur, sa force et sa séduction au destin d’un jeune homme aux doigts de fée. Une édifiante et subtile histoire, à fond de morale un brin écolo, sociale, qui aurait pu figurer parmi les Contes des Mille et Une nuits.
Gaëlle Hersent est en dédicace le samedi 9 novembre 2019 à la librairie Azimuts à Montpellier de 15h à 19h.

Le Boiseleur

Un apprenti sculpteur, Illian, exerce son art chez son maître, à Solidor, dans un Orient où chacun a des oiseaux chez lui et veut une cage de rêve pour les accueillir. C’est ce qui fait la fortune de Maître Koppel qui, sans vergogne, exploite Illian. Son seul plaisir est d’écouter les oiseaux chanter, des oiseaux importés car à Solidor la faune est pauvre et de piètre qualité. Mais il y a un trafic de volatiles. On maquille les piafs locaux en rares spécimens. Un jour, Illian a un idée de génie, il copie les plus beaux oiseaux et en fait de superbes sculptures en bois. Le premier est offert à la fille de son maître qui s’en attribue l’idée. Le bouche à oreille fait le reste. Illian croule sous les commandes et enrichit Koppel à qui il doit encore des mois d’apprentissage. Mais les faux oiseaux chassent peu à peu les vrais de la ville.

Les mains d'Illian

Ce qui est intéressant dans ce Boiseleur, c’est la démonstration que le mieux est l’ennemi du bien, que la nature peut être une victime de la mode, de la facilité, que le pire peut se substituer au beau. La puissance du maître, la soumission de l’élève, le mépris du pauvre, l’écologie bafouée, la nature trompée, Hubert accumule les avertissements mais a su trouver la fin qu’il fallait, l’espoir. Une très belle variation à raconter, à lire, pour tout public. Un dessin tout en finesse de Gaëlle Hersent, très enluminé.

Le Boiseleur, Tome 1, Les mains d’Illian, Métamorphose Soleil, 19,99 €