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Le Cercle, tordue à souhait

L’excellente maison Philéas poursuit sa politique d’édition en BD de romans le plus souvent best-sellers, polars entre autres. Bernard Minier est de retour, lui qu’on avait rencontré à Nîmes il y a deux ans. Après Glacé c’est Le Cercle qui rejoint le catalogue. Avec le commandant Servaz son héros dans le premier rôle pour cette enquête tordue à souhait. Avec Minier rien n’est simple mais quel plaisir à emboîter peu à peu les pièces du puzzle sans certitude évidente. Philippe Thirault est au scénario, le Toulousain Michel Suro au dessin. Un bon duo, trio avec Minier.

Un jeune homme qui regarde sous la pluie des poupons flotter dans la piscine, Martin Servaz le flic appelé par Marianne son ancienne amie, un corps trouvé chez son fils Hugo à Marsac, tout démarre sur les chapeaux de roue. Sur les lieux une femme, Claire, nue morte attachée, torturée dans la baignoire. Samira son adjointe rejoint Martin, il y a 19 poupées dans la piscine. C’est un voisin anglais qui a donné l’alerte, Winshaw. Qui lorgnait souvent Claire par sa fenêtre. Elle recevait des inconnus. Et collectionnait les poupées. Hugo est interrogé par Martin. Il a harcelé Claire par téléphone. Marsac a été en couple en fac avec sa mère. Hugo saitt que tout l’accuse mais nie. Il faisait lire à la jeune fille un roman qu’il écrivait et pour lui rien ne colle chez Claire, la musique enter autres, mais pas de traces d’un autre individu. Dans le jardin Martin trouve des mégots. Claire était prof et Florent Van Acker que connait Martin enseigne toujours dans le lycée où est aussi la fille de Martin.

Des petits bouts, du minutieux qui peut aussi mettre sur de fausses pistes, des intérêts qui se rejoignent et un passé commun qui trouble le jeu, des faits anciens, Minier a une écriture des plus subtiles et cette adaptation colle parfaitement à son style. Le dessin lui aussi est parfait, clair. L’ambiance est lourde quand de plus les indices, les preuves, les constats s’accumulent. Minier met aussi dans la course son héros qui n’est plus un simple observateur. C’est là aussi où il y a différence avec des personnages qui viennent compléter le tableau. Noir, dramatique et sans appel. Très efficace, on prend plein les yeux.

Le Cercle, 120 pages, Philéas, 19,90 €

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