Les Femmes en blanc T42, chaleur humaine

Elles sont et restent les héroïnes de l’une des plus attachantes séries au long cours de Dupuis. Les Femmes en blanc, leur univers, leurs patients, leurs coups de cœur et au cœur, leur vie privée ont été mis en exergue tout au long de l’acte 1 du Covid 19 et dans 41 albums. On se souvient de l’hommage qui leur a été fait dans Spirou en mai dernier. On annonçait d’ailleurs le tome 42 de leurs aventures qui vient de paraître. Dans Le Radeau de la méduse, ce sont justement toutes les difficultés qu’elles rencontrent à l’hôpital qui sont évoquées par Raoul Cauvin et Philippe Bercovici. Une grande douceur et une vraie tendresse pour ces femmes que l’on a tous rencontrées, pour le meilleur, parfois pour plus compliqué, mais qui savent avec chaleur humaine prendre soin de nous.

Les Femmes en blanc

Pas de miracle chez les infirmières. Horaires élastiques, fatigue, gestes déplacés, polyvalence mais enfin au bout de la route, la retraite. Faut pas rêver au moins pour la généreuse pension. Échange balais pour se rééduquer contre lit pour se reposer, cadences infernales, ultime message d’un patient, faux fou, elles en voient de toutes les couleurs. Il y a même des animaux dans les services pour remonter le moral des malades. Un feu d’artifice au sens propre du terme elles vivent au quotidien. Elles ont même manifestants et forces de l’ordre dans leurs services. Dérapages dans le face à face.

Les Femmes en blanc

Beaucoup de sympathie et peut-être depuis quelques mois une redécouverte de ces femmes (et hommes) qui soignent, calment. De l’humour il en faut car la vie d’une infirmière n’est pas un long fleuve tranquille. Cauvin a su depuis leurs premières pages leur donner un relief authentique avec bonne humeur et réalisme. Ce tome 42 est dans la lignée tout en collant aussi à l’actualité.

Les Femmes en blanc, Tome 42, La radio de la méduse, Dupuis, 10,95 €

La radio de la méduse