La Moïra, fantasy à part entière

Adapté de l’œuvre de Henri Lœvenbruck, La Moïra est dans la plus pure tradition littéraire qui associe romanesque, fantasy, royaumes plus ou moins en équilibres, druides, magie, on en passe. Donc si on aime pas d’hésitation, La Moïra est un modèle du genre scénarisé par Lylian (Les Géants) et dessiné par Raka. D’autres auront un peu de mal à se retrouver dans cet écheveau parfois complexe qu’une pétillante jeune fille, Aléa, dont le destin va basculer, devra démêler en s’imposant mais avec difficultés.

La louve et l'enfant

Loin sur Gaelia, un vieux druide, Aldéro, pénètre dans l’antre de Maolmordha, pas sympa, qui le trucide après lui avoir fait avouer qui est le Samildanach. Maolmordha envoie Sulthor, prince des Hérilims à sa recherche. Il le reconnaîtra à son pouvoir. Son but est de prendre la main en détruisant le conseil des druides. La jeune Aléa est chassée de la ville et trouve un corps qui porte une bague curieuse qu’elle lui enlève alors qu’une louve blanche dans la forêt lutte pour sa survie. Aléa va prévenir le capitaine de la garde et découvre qu’elle a désormais un étrange pouvoir. Aléa est embauchée comme serveuse à l’auberge. Mais tout va aller très vite.

Début des aventures, mise en place, on comprend que La Moïra est une force à laquelle tous se réfèrent, qui va guider la louve vers Aléa. Il y a un côté conte dans cette balade au ton de chanson de geste aux teintes celtiques avec nain et elfe. Sans oublier action et violence. Une fois qu’on a pris ses marques, La Moïra se laisse découvrir et entraîne dans une aventure qui a du charme bien souligné par le dessin de Raka.

La Moïra, Tome 1, La louve et l’enfant, Glénat, 15,50 €