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Oblivion Song T2, Kirkman et des questions sur notre monde dévarié

Il ne faut pas jouer avec la quatrième dimension. De quoi créer un monde où le fantastique et l’horreur piègent une population innocente, un monde parallèle qui en fait croise le nôtre. Avec Oblivion Song on saluait le retour de Robert Kirkman, créateur de Walking Dead. Ce qui était déjà un gage de qualité et d’innovation scénaristique. Lorenzo De Felici au dessin et Annalisa Leoni aux couleurs signent aussi cette série sortie en avant-première en France. Un mélange savoureux de fantastique et de science-fiction teinté de politique pour ce tome 2.

Nathan Cole est obligé de s’expliquer sur les causes du phénomène dramatique qui a fait s’envoler 300 000 habitants de Los Angeles dans une dimension incroyable. Avec une poignée de scientifiques ils ont joué aux apprentis sorciers. Leur machine a créé un mode parallèle où monstres et phénomènes divers détruisent les humains qui y on été transportés car il s’est superposé au notre. Mais Cole sait passer d’un monde à l’autre pour ramener des personnes embarquées du mauvais côté. Il crée un nouvel appareil pour assurer avec d’autres des missions de sauvetage. Son frère a été aussi pris au piège. Cole se sent coupable mais est attiré par la ville d’Oblivion où ce sont créées parmi les exilés des communautés qui survivent malgré tout. Une amie de Cole va le faire évader car elle craint que son invention ne devienne une arme. Nathan veut l’empêcher et a besoin de l’aide de son frère.

Du cousu main et ce tome 2 est largement au niveau du premier. Cas de consciences, états d’âme, tentations de la nouveauté et de l’abandon d’un monde connu pour celui de la découverte et du renouveau quelque soient les dangers, il y a différentes pistes à parcourir et à découvrir dans Oblivion Song. Dont aussi une part sociale, des questions qui se posent face à notre monde actuel dévarié. On se laisse surprendre, charmer par le ton du récit et le dessin qui balance entre comics et BD. Du travail de pro très cadré et plein d’idées. Mais ce n’est pas fini.

Oblivion Song, Tome 2, Delcourt Comics, 16,50 €

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