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J’ai toujours rêvé d’être un fermier, Harambat

Un récit très personnel de Jean Harambat, J’ai toujours rêvé d’être un fermier. Il nous avait séduit avec La Pièce manquante ou La Fiancée du docteur Septimus. On l’avait rencontré à Angoulême pour Copperhead en 2018, un album pour lequel il a eu le Prix Goscinny. Cette fois Harambat se livre, offre son bonheur accompli d’être un paysan heureux sur sa terre, sa ferme. Une leçon sans prétention qui montre que si on veut, on peut avec la passion au coeur.

Fermier, un rêve, une vocation, le métier des derniers aventuriers lui dit sa mère. Son enfance sa passe près de Mont-de-Marsan dans les Landes où il récite un poème au centre des arènes en fin d’une assemblée syndicale agricole. Des pins à sève, des générations familiales de paysans dans la famille. Cela laisse des traces. Parti pour une ONG au Libéria il se retrouve à l’hôpital et comme Ulysse rentre chez lui. Il achète une vieille ferme gasconne qu’il faut retaper, la Bouyrie. Son père lui transmet son savoir, son expérience. Autour de sa ferme c’est devenu le désert. Il faut refaire une cuisine, erreurs et réussite, travail à deux. Son grand-père était résinier du côté de sa mère, métayer du côté de son père. Des marchés aux bestiaux, un travail difficile pour tous au rythme des saisons. Harambat commence par le bas, son cheval, le soigner, les clôtures. L’homme est responsable du paysage comme il le montre, l’explique avec son dessin. Le chêne trône, immense et toujours vif. Les palombes passent dans le ciel, on les chasse dans les Landes comme les alouettes. Souvenirs landais personnels.

Un travail de Romain et Harambat raconte au fil de petites histoires vraies sa vie de fermier. Passion et courage, quels sont les liens entre l’homme et la terre ?  Il y aura Jonas le copain norvégien qui va l’aider. On lit ce récit intime comme un journal de bord bourré d’anecdotes, de découvertes. Il y a aussi la solidarité, les ruches, le calme. Harambat fait une pause bien sympathique et pleine d’émotion, pas croire que tout est simple. Son dessin est là, comme on l’a toujours aimé au service d’une cause vitale, celle des agriculteurs qu’il faut défendre et aider.

J’ai toujours rêvé d’être un fermier, 112 pages, Dargaud, 23,95 €

 

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