Des sièges et des hommes, des villes et un Moyen Âge en pleine ébullition. Assiéger une ville était la seule façon de la prendre. Certes cela pouvait durer et coûter cher. Dans Assiégés Orléans c’est un fait historique célèbre que l’on retrouve en arrière-plan. Les Anglais, les Français et la Pucelle bien sûr. France Richemond spécialiste d’histoire médiévale à qui l’on doit entre autres Le Trône d’argile, La Couronne de verre avec Laurent Visssière assurent le scénario, la reconstitution jour à jour même romancée mais juste historiquement du siège d’Orléans. Filippo Cenni est au dessin réaliste poussé au détail près avec l’apparition d’une artillerie incontournable ainsi que de la couleuvrine qui anticipe le fusil. Le héros Jehan fait penser à Jhen précurseur en la matière.
17 août 1424, Verneuil en Normandie l’armée franco-écossaise est conduite par le duc d’Alençon et le connétable de France écossais Buchan. La moitié nord de la France avec Paris est sous contrôle anglais. Le duc de Bedford est régent et attaque Alençon. Les Français partent au combat avec les Lombards et leur cavalerie. Une bombarde ets prête que charge Jehan avec mal. Les archers anglais font des ravages et les Français sont en armure à pied. Pas une réussite et la bombarde explose. Les corps jonchent le champ de bataille. Jehan s’en sort. Quatre ans plus tard en octobre 1428 il chevauche et tombe sur une attaque d’Anglais qui volent des paysans. Il a une arbalète arme efficace mais longue à recharger. Des chevaliers français interviennent. Jehan est artilleur de la reine Yolande. Son sauveur est le seigneur de Vignoles capitaine du roi, qu’on appelle La Hire futur compagnon d’armes de Jeanne d’Arc. Salisbury a brûlé Notre-Dame de Cléry. Tous partent à Orléans où on doit mettre le feu au couvent devant la ville qui pourrait servir de forteresse aux Anglais. La troupe s’installe dans Orléans où on compte ses troupes. Jehan va devoir fabriquer des bombardes mais il penche pour une arme plus mobile, individuelle.
Une belle bataille de cavaliers, La Hire, Jehan, son apprenti Colas et Marguerite qu’il aime par dessus tout mais ne peux lui céder. La reconstitution est digne des meilleurs films à gros moyens, un travail de dessin imposant avec des péripéties multiples. Salisbury qui prend un boulet en pleine tête, les bombardes Le Chien, Le Loup d’Orléans, La Bergère vont-elles sauver la ville ? La bergère oui mais avant d’en arriver là il faut que Jehan mette au point son arquebuse miracle. Une fresque haute en couleurs mais ce n’est pas la guerre en dentelle le siège d’Orléans. Laurent Vissière signe un dossier en fin de ce très bel et bon album à dos toilé.
Assiégés-Orléans, 128 pages, 29,95 €
[gallery size="full" columns="2" ids="707186,707185"] Il s'expose à la Galerie Martel à Paris du 7 mai…
Angoulême 2027 devrait avoir lieu après le "pataquès" comme on dit chez nous dans le…
A l'occasion de la sortie de l'adaptation en bande dessinée du Buveur d'encre par Steve…
En 1985, le chanteur Renaud lui passait une couche acide dans Miss Maggie. Une femme…
Un album spin-off autour de la série post-apocalyptique Gung Ho. On retrouve Benjamin Von Eckartsberg…
Eric Stalner est de retour avec une chronique sociale mouvementée et très bien mise en…