Du lourd, bien trapu avec des héros qui changent de l’ordinaire viking devenu incontournable en BD, on avait été séduit par le tome 1 de Jylland. Un super-méchant tordu à souhait, Sten, devenu chef mais après s’être fait volé le trésor qu’il a caché de ses pillages. Agacé le Sten dans son village de Jylland. Hargneux en prime et le glaive facile mais fin politique. Le tome 2 confirme et accélère le rythme. Coups fourrées et tordues, cabale familiale, le scénario musclé est de Bruno De Roover et le dessin de Przemyslaw Klosin, un Polonais qui a de qui tenir dans le genre.
Il fait des cauchemars le Sten qui porte au doigt l’anneau du pouvoir. Sa femme, Erle, s’inquiète et en parle à son père Orlak qui sait que Sten n’a plus d’argent pour payer ses soldats. Il veut chasser Sten du trône mais ce n’est pas l’avis de sa mère qui veut donner encore une chance à son fils. Mais Sten réprime par la mort ceux qui s’opposent à lui. Pourtant le chef des ses gardes exigent qu’ils soient payés avant de partir à la chasse de celui qui lui a volé son trésor, Gavnar. Sten a envoyé des espions pour le retrouver. Gavnar a réussi à les contrer. Sten doit faire face à ses hommes qui veulent le détrôner, sauf qu’il a de la ressource et sait où peut-être trouver de quoi les payer malgré tout.
Un politique à la Viking que rien n’arrête, enfin provisoirement bien sûr. Il va avoir le temps de faire des dégâts Sten. Une intrigue parfaitement menée, on avance les pions et quand on les croit vainqueurs, ils perdent. Des ambiances très riches sur un trait ferme, à quand le retour de Gavnar ? Plus qu’un album à paraître pour cette trilogie habile.
Jylland, Tome 2, L’illusion du pouvoir, Éditions Anspach, 14 €
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