Jylland, opportuniste sans pitié

On le disait encore il y a peu. Les Vikings ont la cote, le drakkar s’en donne à cœur joie. Cette fois c’est un guerrier qui ne défonce pas les portes, un malin qui passe par la fenêtre, un politique en fait. Jylland évoque aussi le recul des dieux locaux pour cause de christianisme avec tout ce que cela va changer dans les us et coutumes des hommes du Nord. Un bon récit d’aventures avec action, coups fourrées, belle fiancée, un trésor, sous la plume au scénario de Bruno De Roover et le dessin de Przemyslaw Klosin, un Polonais. Y’aurait-il une filière polonaise dans la saga nordique ? On en s’en plaindra pas. Un premier tome costaud qui fait déjà le ménage et pose des jalons tout en proposant un nouvel axe de scénario.

Jylland

Sten rentre chez lui à Jylland plein au as de lingots divers et en laissant un trésor caché. Avec lui Gavnar et ses hommes. Sten lui démontre que la ruse est plus payante que la force. A son arrivée, il découvre que son père le roi s’est converti au christianisme et avec lui tous les chefs de clans. Sten retrouve sa maîtresse Erle fille d’Orlak et distribue de l’or aux marins. Mais c’est une pratique désormais interdite par Orlak et le roi Magnulv. A sa mort c’est son frère Rodor qui hérite du titre et doit mettre en place la nouvelle politique religieuse. Sten se soumet mais est prêt à toutes les manigances.

Magnulv le bon

Un manipulateur doué et sans états d’âme, astucieux, on suit le parcours d’un fier Viking qui veut le beurre et l’argent du beurre. Il y mettra le prix pour tuer cette religion qui le gène. Une histoire de Viking qui change, apporte un peu de sang neuf dans le débat sur un trait réaliste cohérent qui se tient bien tout en pouvant sûrement se bonifier. C’est le premier album de Klosin. Les débuts de Jylland sont prometteurs.

Jylland, Tome 1, Magnulv le bon, Anspach Éditions, 14 €

Jylland