Godspeed, Romain Hugault pour une nouvelle épopée aérienne qui décolle en comics

On en avait largement parlé avec Romain Hugault pour le dossier de ZOO le mag sur Godspeed son dernier album avec Eloi Rousseau son ami au scénario dans la collection Cockpit chez Paquet en octobre. Avant la parution de l’album classique des fascicules format comics-books seront publiés dès le 11 juin pour le premier. Romain Hugault vole depuis 2005 au-dessus des nuages. Doué, il s’est hissé au top de la BD aéronautique. Un jeune pilote et un avion légendaire américain, le Geebee pour courses de vitesse, en sont les héros dans les années 30.

Mais donc avant l’album, les auteurs et l’éditeur ont voulu faire un clin d’œil à ces comics US qui paraissaient avant la guerre. Une série de quatre comics en format souple reprendront Godspeed. Deux formats classiques regroupant les comics seront disponibles fin 2025.

1930, dans l’Amérique de la grande dépression, Lloyd Fairbanks, génie de la mécanique et jeune pilote condamné à effectuer des baptêmes au-dessus du grand canyon se voit proposer un job à Los Angeles. Romain Hugault parle de records, d’une héroïne et d’un pari qui met en jeu l’exclusivité de l’exploitation commerciale aérienne des USA :

Romain Hugault photo Paquet

RH : C’est avant tout l’ascension sociale d’un jeune pilote après la crise de 1929, orphelin. Il est comme beaucoup de pilotes de l’époque, dans un monde naissant, l’aviation. Les gens vont aux meetings aériens comme aux concerts de rock. Hallucinant, 800 000 personnes qui venaient voir une course ou de la voltige. L’idée a été de faire un album hommage aux grands débuts de l’aviation, très pointu pour moi côté avion ou performances mais également s’amuser avec l’univers d’Hollywood, avec la mode, l’Art Déco.

Lloyd Fairbanks, le héros de Godspeed va saisir la chance qu’on lui offre lui qui a le pilotage dans le sang et il ignore que cet univers, qui a tout pour lui faire tourner la tête, peut s’avérer mortel et à quel point y triompher est bien plus difficile que de s’y perdre. Au cours d’un apprentissage, aussi rapide qu’intense, Lloyd Fairbanks va apprendre à se comporter en gentlemen et s’attacher à un mentor.

Il y a dans cet album Godspeed en deux tomes, Eloi Rousseau, une reconstitution flamboyante et une mise en page où vous avez peaufiné les ambiances

E. R : Romain voulait faire quelque chose de différent de Tomcat. Il ne voulait pas faire un pastiche mais être dans les années 30, l’âge d’or d’Hollywood et ses codes. D’où l’Art Déco et des personnages à la fois stéréotypés mais qui sont dans la lignée de l’époque. Une ambiance à la Gatsby.

Godspeed est dans la lignée de votre oeuvre Romain Hugault.

R. H : C’est vrai. Ce sera un diptyque mais on a fait un choix amusant. Vous en parlez plus haut. On publie en format comics le tome 1 coupé en deux fascicules sur six mois, à 5 ou 6 euros. On s’est amusé avec de fausses pubs, une version récréative, une couverture alternative avec un papier comme à l’époque. Ce n’est pas un plan marketing. Le premier sort en juin pour la Ferté Allais, la seconde partie en comics juste avant l’album normal en octobre.

Un événement ce Godspeed de belle facture que les fascicules façon comics permettent de découvrir avant l’heure. Bien conçus ils devraient ravir les fans d’aviation et de Romain Hugault, devenir aussi des collectors incontournables. Sans oublier le tome VI de Pin-up Wings qui vient aussi de sortir.

 

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