Festival de Sérignan 2018, Les Reflets Changeants prix de la ville, L’Aimant prix de l’Agglomération du scénario

Il y a un moment incontournable pendant le premier jour du Festival de Sérignan dans l’Hérault, une sorte d’habitude, l’orage qui éclate au beau milieu de l’après-midi doublé cette année de grêle. Ce qui n’a en rien empêché les fans de ce rendez-vous régional très implanté de la BD d’être venu en foule pour rencontrer Jean-Pierre Gibrat, Margerin, Max Cabanes, Jean Solé, Labiano, Joël Alessandra ou Jean-Louis Mourier, stars de cette 23e édition qui continue en ce dimanche 20 mai. Et puis l’autre grand moment de cette première journée c’est le choix et l’annonce du Grand Prix de la Ville doublé désormais d’un prix de l’Agglo du scénario.

Festival BD de Sérignan 2018
Affluence en dédicaces. JLT ®

Pour ces deux prix, il y avait donc quatre nominés, Gijé pour La boite à musique (éd. Dupuis), Lucas Harari pour L’aimant (éd. Sarbacane), Aude Mermilliod pour Les reflets changeants (éd. Le Lombard) et Léah Touitou pour Café Touba (éd. Jarjille). C’est Aude Mermilliod qui remporte le prix de la ville pour Les reflets changeants. Des personnages, une ambiance, une bonne histoire servie par un dessin assez classique qui tient bien la route et une auteure complète à avenir. Il fallait aussi pour le jury sous la présidence de Frank Margerin, et auquel participait ligneclaire, surmonter un léger obstacle qui a fait débat mais a pu trouver une solution, le prix du scénario offert par l’Agglomération.

Aude Mermilliod, Frédéric Lacas, Frank Margerin et Jean-Michel Du Plaa
Aude Mermilliod prix de la ville pour Les reflets changeants (Le Lombard) avec le maire Frédéric Lacas, Frank Margerin et Jean-Michel Du Plaa. S.T ®

Difficile en effet de distinguer un album pour le prix de la ville et ensuite choisir le meilleur scénariste dans les trois albums restants. D’autant que hormis La boite à musique, au demeurant charmant que ligneclaire avait évoqué en chronique, les albums étaient signés par des dessinateurs-scénaristes. Cela suppose presque que le prix de la ville serait celui du dessin et celui de l’agglo du scénario. La logique aurait donc voulu que Les reflets changeants, meilleur album, cumule les deux prix mais le jury, à juste titre, a préféré récompenser un second album pour avant tout la qualité du scénario, son originalité, en l’attribuant à L’aimant de Lucas Harari. Lors de la remise des prix le sujet a été évoqué. La volonté de l’Agglomération est de vouloir récompenser un scénariste mais est-ce que ce prix ne pourrait pas simplement devenir le Prix de l’Agglomération ? A suivre pour la prochaine édition mais bravo à l’Agglomération de Béziers de s’impliquer encore plus dans la BD.

Côté tendances, Jean-Pierre Gibrat qui venait pour la première fois à Sérignan a été submergé par les demandes de dédicaces. Comme Jean Solé dont l’exposition En écoutant les images avait été inaugurée samedi matin à la Médiathèque André Malraux à Béziers par Jean-Michel Du Plaa, conseiller communautaire délégué à la Culture et à l’Éducation. Il a également remis le prix du scénario à Sérignan en présence du maire, président de la Communauté d’Agglomération Béziers-Méditerranée, Frédéric Lacas. On reviendra sur cette exposition qui dure jusqu’au 24 juin.

Enfin c’est toujours un plaisir de retrouver Christian Gine, Fabien Lacaf, Ptiluc et tous les autres auteurs tout au long de cette 23e édition parfaitement mise en scène par Jean-François Marty directeur de la médiathèque, des affaires culturelles et du patrimoine de Sérignan avec l’aide si précieuse de tous les bénévoles du festival.