Une uchronie anthropomorphique de Rick Remender au scénario et Daniel Acuna au dessin. Escape est inspiré par l’histoire du grand-père de l’auteur pilote dans l’USAAF pendant la guerre. On a donc un équipage de bombardiers style B25 redessiné, une mission vitale et des péripéties diverses faca aux méchantes chauves-souris nazis à oreilles pointues. C’est très travaillé, bien fait et le héros Milton charismatique.On pense aussi au film Catch 22 plus qu’à Memphis Belle. Pas de cadeau, un violence justifiée, tout le monde en paye le prix, un dessin qui tient bien l’altitude et une suite à venir de ce tome 1.
Un équipage en vol pour une mission de bombardement escorté d’un chasseur. L’ennemi c’est le pays des chauves-souris. Milton est aux commandes de son bimoteur, clone d’une forteresse volante. La flak se met à tirer et les mitrailleurs veillent car la chasse ennemie arrive. Le chasseur de protection est abattu mais il faut poursuivre pour détruire le canon Titan, clone lui-aussi des canons géants allemands. C’est leur 28e mission, un record. Lâcher des bombes mais manqué. Dommages collatéraux dans la population, la chasse décolle, des Dravaks 99 et un moteur touché. Plus les membres de l’équipage par les rafales ennemise. Il faut sauter. Deux rescapés dont Milton qui se pose en pleine ville déjà largement détruite par les bombardements. Pilote, il n’a rien à espérer si il est capturé. Et des patrouilles ont vu son parachute. Planqué avec une arme et un kit de survie, il a une photo de sa femme et se souvient de leur rencontre quand il faisait des acrobaties aériennes à Yonder. Ruth et lui vont vivre au moins un temps le parfait amour. Mais il a une mission à terminer.
On est à,Berlin ou Dresde, la seconde guerre mondial est la toile de fond de cette aventure très bien menée, graphisme parfait, ambiances réussies. Escape a ses méchants odieux, on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs, on parle aussi de résistance, toutes les chauves-souris ne sont pas nazies. Donc encore une fois la seconde guerre mondiale est revisitée ce qui d’ailleurs ne sera pas flagrant pour de jeunes lecteurs. Le discours intelligent, responsables, coupables et innocents, restent. Vivement la suite.
Escape T1, 168 pages, Urban, 15 €
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