Un guerrier, Aaron, qui chasse les monstres mais dont la formation n’a pas été simple, dans un univers impitoyable, le fief de l’ordre des chasseurs. House of Slaughter est un comics très nerveux de James Tynion IV et Tate Brombal au scénario et de Chris Shehan au dessin. L’auteur développe dans ce titre l’univers de la série mère, Something is killing the children. On ne fait pas dans le joyeux. L’horreur est bien là, l’amour aussi qui sera la clé de ce thriller.
Aaraon (qui sera ensuite le mentor d’Erica Slaughter) se souvient de son stage, testé dans la forêt quinze ans plus tôt. La loge du Massacre lui a appris à chasser les monstres mais la compétition était rude en particulier avec les masques blancs, trois filles dont Helen une redoutable. Jessica entraîne Aaron, Cecilia les blancs. Aaron sait qu’il s’en est mal sorti, pas assez rapide. Jessica le réconforte, il a d’autres qualités. On le met avec le jeune Jace Boucher, un masque blanc qui sera initié dans la loge du massacre. Aaron lui fait visiter l’école, lui parle d’Erica sa petite sœur, et lui montre l’accès au donjon du dragon qui est interdit. Mais les deux garçons y vont quand même. Du donjon ils entendent une conversation qui se passe à l’étage inférieur. Helen et ses copines les trouvent dans le donjon. Mais qui est vraiment Jace ?
Duel Jace-Aaron quinze ans plus tard, des souvenirs en commun, l’assemblée des mille yeux, des totems, une part importante de fantastique qui se mêle au réalisme de la série, des monstres qui s’attaquent aux enfants, une vision assez métaphysique, on suit mais on est parfois dérouté. Du sentiment fort aussi à découvrir qui va être l’enjeu de cette aventure très intime.
House of Slaughter, Tome 1, La marque du boucher, Urban Comics, 16 €
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