Le monde du vélo, amateurs ou professionnels, le dopage, les transfusions, la pègre et des fourmis, Les Porteurs d’eau, c’est le sujet choisi par Fred Duval au scénario qui, mine de rien, enfonce un pavé dans la mare. Quelle est la vérité dans le dopage sportif, cycliste ou autre ? En racontant le parcours de dealers de deux jeunes gens motivés par des raisons différentes, Duval dit vrai sous forme romanesque. Un monde occulte avec ses affaires qui éclatent régulièrement. Quand on est monté au moins une fois sérieusement sur un vélo on sait le sport ingrat et dur que c’est. Alors tout est possible.
Des intérêts divergents mais qui ont tous comme dénominateur commun le dopage, les produits interdits et l’illusion que la gloire est au bout avec le fric. Clubs compris. Tant que ça passe, on ferme les yeux. La cavale va être compliquée entre fournisseurs, police, famille et copains. La souffrance insoutenable du cycliste que l’on peut atténuer, l’hypocrisie totale du milieu, c’est cela que décrit Fred Duval à travers ce road-movie hexagonal qui va se finir sur la côte du Ventoux. Normal pour des cyclistes. Nicolas Sure (Egon Schiele) au trait efficace et expressif rend parfaitement l’ambiance de cette course folle sans issue.
Les Porteurs d’eau, Delcourt, 17,95 €
Articles similaires
Son dessin avait apporté son originalité et sa force claire à l'excellent La Cire Moderne…
On est habitué désormais et depuis longtemps (Papillon avait ouvert le bal) aux confidences d'anciens…
L'adaptation du roman de Claude Daubercies, 999 à l'aube de rien du tout, par Denis-Pierre…
Et si Adolf Hitler n'était pas mort à Berlin, si il avait mis en scène…
Le calme estival des sorties permet de revenir sur des albums importants mais que l'on…
Un digression mais sur des bases tout à fait authentiques, Egon Schiele rejoint la collection…
Une collection à mystère, de préférence des secrets de famille qui explosent ou sont découverts.…
Une fuite encore dans la lignée de Lulu femme nue mais bien avant. Cette fois…