Retour de flammes T2, grandes illusions

Hasard des sorties mais époque commune après Airborne 44 T9. Avec Retour de flammes on est en France occupée par les Allemands. Des cinémas qui brûlent quand ils projettent des films allemands, en cette année 1941, le commissaire Lange a hérité d’une enquête pourrie sous la houlette de la Gestapo et celle de sa mère actrice, fantôme qui le hante. Il a refusé d’être acteur comme elle. Et si l’Assassin habitait au 21 ou était la Grande Illusion, Le Corbeau ? Laurent Galandon nous replonge dans le grand cinéma des années 40 et la situation peu enviable des stars françaises de l’époque prises au piège d’une certaine forme de collaboration sur le dessin de Alicia Grande.

Retour de flammes

Lange et son adjoint se font rappeler à l’ordre par leur patron. Mais le flic de la Gestapo a compris que Lange est sur une piste car le dernier film détruit bien que français a été produit par les Allemands. Et le fantôme de Madeleine, sa mère, ne lâche pas Lange. Greven, producteur allemand s’en mêle et renouvelle son offre à Lange d’interpréter Bonaparte alors qu’on rafle les homosexuels dans Paris. Lange se souvient comment sa mère l’a abandonné pour aller tenter sa chance aux USA, comment il s’est mis à lui parler alors qu’elle est si loin ce qui a inquiété ses parents adoptifs chez qui il se rend. A son retour à la PJ, il reçoit l’actrice Edwige Feuillière qui insiste pour qu’il accepter le rôle du film produit par la Continental allemande.

Dernière séance

Une enquête d’exception mais agréablement traditionnelle avec ses indices, sa psychologie et ses décors dans un Paris déjà raflé, interdit aux Juifs. On saura enfin pourquoi les films brûlent, comment ont été protégés ceux qui tombaient sous la loi de destruction pour anti-nazisme par Langlois futur grand patron de la Cinémathèque. Manipulations, marché, on a bien aimé ce commissaire Lange auquel on verrait bien de nouvelles aventures.

Retour de flammes, Tome 2, Dernière séance, Glénat, 14,95 €