Ceux qui brûlent, duo de flics en perdition

Enfin un polar atypique, qui sort de l’ordinaire tout en gardant le fond bien cadré de toute bonne histoire parfaitement ficelée mais innovante. Ceux qui brûlent de Nicolas Dehghani, dont c’est la première BD, a un duo classique pour héros, une inspectrice mise à l’épreuve et son partenaire à priori pas doué. Du déjà vu sauf que il va y avoir des surprises, des trouvailles diverses et des drames à la clé. Ce ne sera pas un long fleuve tranquille et graphiquement une réelle réussite pour en plus une première en BD.

Ceux qui brûlent

Alex Mills s’est vue collée Pouilloux comme second et c’est pas un cadeau. Tout le monde se marre au commissariat. En prime Alex a eu un accident car elle lisait son horoscope. Et boum elle se prend un scooter. Elle en a parlé à Pouilloux (sosie de Kad Merad). Au briefing du jour, il y a des morceaux de cadavre au menu, passés à l’acide ce qui est devenu une habitude dans la grande ville. Et c’est à la joyeuse équipe qu’on confie la tâche de repasser au crible la scène de crime, benne à ordures comprise. Mais Pouilloux avec son air de ne pas y toucher trouve le seul témoin, un SDF, qui aurait pu voir le meurtrier, un type qui pue la javel. Non loin de là il y a un club, le Pyramid. Alex décide d’aller y faire un tour mais incognito, sans mandat.

Ceux qui brûlent

Il y a l’histoire mais aussi le dessin de Dehghani, clair, cerné et expressif, très personnel, avec des jeux de regards impressionnants. Pouilloux, c’est le flic paumé mais doué mine de rien et qui va étonner son monde. Alex, c’est une teigne mais qui a des états d’âme et qui voudrait bien marquer des points dans un monde de machos à l’humour pourri. Un clin d’œil à l’inspecteur Harry et de l’action bien noire, aux accents humains, sans fioritures. Un polar qui apporte une émotion authentique, Dehghani a signé un sacré album.

Ceux qui brûlent, Sarbacane, 24,50 €

Ceux qui brûlent