Une femme héroïne d’un western, ce n’est pas tous les jours d’autant que Laurent Astier (Face au mur) lui a concocté un destin et des aventures hors normes. La Venin est un cas d’école. De La Nouvelle Orléans à New Haven ou Silver Creek, elle risque bien de faire dans le sanglant cette Calamity Jane, fille de prostituée et tireur d’élite. Laurent Astier la met en scène avec fougue même si on se perd un peu dans les flashbacks qui, certes donnent des pistes mais ralentissent le rythme. La Venin est sur une piste sans espoir de retour. Parution le 9 janvier.
Des péripéties nombreuses et variées, La Venin n’est pas au bout de ses peines et on ne saura pas tout dans ce premier tome. Elle a eu des expériences difficiles enfant et sa mère tentera tout pour l’épargner. Elle a beaucoup pour plaire Emily dont Laurent Astier présente en fin d’album les carnets. Un petit côté Angel Face pour les fans de Giraud ou de Cutlass. C’est bien tourné mais il faudrait que le dessin d’Astier se peaufine davantage pour éviter quelques décalages assez visibles. Cinq albums sont prévus pour cette série western.
La Venin, Tome 1, Déluge de feu, Rue de Sèvres, 15 €
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