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Larkia, un messie qui fait boum

C’est le genre même d’album sur lequel on se jette, captivé par une couverture qui claque, motarde au visage de nonne, bébé, flingue, cadavres. On en dévore les pages et, petit à petit à petit, on se demande où on va. Et surtout si l’auteure elle-même le sait. Larkia écrit par Ingrid Chabbert (Les Amies de papier) change de registre, se revendique de Mad Max et de Furiosa jouée par Chalrize Théron. Avec Patricio Angel Delpeche au dessin ils signent un exercice de style certes impressionnant par les angles très cinématographiques, les superbes ambiances, l’action. Alors qu’ajouter ? Qu’il manque quelque chose de très important dans une histoire, le pourquoi et le comment, si possible une fin nette et précise. Restons modeste. Il est possible de ne pas avoir bien saisi les intentions d’Ingrid Chabbert malgré le spectacle haut de gamme qu’elle met en scène avec Delpeche (Elles ne se rendent pas compte).

Larkia accouche dans des ruines d’une Terre dévastée, aidée par la vielle Thesy. Trente ans plus tôt, dans un laboratoire on met au point le projet HB qui a un défaut, donner des enfants aveugles. Larkia a accouché. Thesy recoud Laekia et baptise l’enfant Apocalypse. Larkia a vécu une enfance compliquée on présume par le conflit. Elle y a échappé. Depuis elle parcourt le désert impitoyable qu’est devenu la Terre. Mais Thesy meurt. Larkia prend sa moto et son fils, son fusil à lunette. Mais dans le désert un hélico la repère et lui tire dessus. Pas d’états d’âme, Larkia riposte et aligne les cartons, sort son poignard et fait du nettoyage. Comme elle est douée elle pique l’hélico et on sent que son bébé n’est pas vraiment comme les autres. Il est aveugle.

Alternance de flashbacks, scènes d’action, la vie de Larkia se reconstitue peu à peu. On comprend qu’elle détient le messie mais pas vraiment à quoi il va pouvoir vraiment servir et pourquoi. Il y a de la demande et Larkia est la fille de Noemy qui a été à la base des expériences sur les enfants. Donc Apocalypse, le bien nommé, a des pouvoirs pour cause de labo secret. Allez, la suite on la laisse découvrir dans ce thriller assez psychologique, mais bizarrement conçu. Le nucléaire est devenu une pichenette dépassée.

Larkia, Glénat, 19,95 €

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