Malossol Beach, l’art c’est pas pour les cornichons

On parle beaucoup d’elle et du film La Daronne avec Isabelle Huppert, un polar qui vient de sortir inspiré de son roman. Hannelore Cayre est aussi scénariste de BD. Une première aussi avec Malossol Beach, où SF, marché de l’art et cornichons interplanétaires ont des intérêts en commun, le tout sous le crayon de Pascal Valty. Et pour couronner le tout, Malossol Beach parait chez un tout jeune éditeur dont on avait annoncé la naissance, La Valtynière.

Malossol Beach

Il est mineur sur une planète lointaine, Télucentre. Un pion sans avenir avec pour seules distractions, un bar et des prostitués soit humaines soit robots. Il en choisit une qui découvre dans sa cabine un bonsaï issu d’une graine trouvé dans sa ration. La jeune femme, Ona, en prend une photo et la met sur un site pour le concours du comité des arts de la Fédération. Bingo c’est le grand prix attribués par les Otiums, une classe de privilégiés friqués. Ona oblige Io à l’épouser sauf que c’est une D-Mos, une sorte d’esclave qui a déjà un patron. Malgré tout direction la planète Hyspéria avec toute une série de rencontres bizarres dont Sturge un passionné d’art. Mais sur la planète il y aussi des petits cornichons télépathes.

Malossol Beach

On est dépaysé c’est évident. Pas au départ mais attention à ne pas se laisser décrocher. Cette saga avec plage à mer acide est une charge contre le concept même de l’art moderne, un retour sur la bataille des Thermopyles, et un conte fantastique, onirique. Le dessin est parfois à la limite de la caricature. Il faut se laisser embarquer dans ce voyage extraordinaire et déjanté.

Malossol Beach, La Valtynière, 15,90 €