Rubén Del Rincón chez BD et Cie à Narbonne le 15 décembre avec Pauline Roland

On a toujours plaisir à entendre parler de Rubén Del Rincón, un des auteurs les plus talentueux de l’école espagnole. Il est en dédicace le 15 décembre 2018 à Narbonne à la librairie BD et Cie, un haut lieu régional des rendez-vous BD de dessinateurs BD. 41 reçus cette année. Avec lui Pauline Roland pour Le Doudou qui n’aimait pas les enfants. Une bonne occasion de cadeaux dédicacés pour Noël.

CachemireAvec Cachemire (Le Long Bec), Rubén Del Rincón est le biographe de son propre père qui va créer une coopérative ouvrière en Espagne. Rubén del Rincón, à la fois scénariste et dessinateur ajoute une autre facette à son œuvre. Dans les années 80, un groupe d’ouvriers se retrouve sans travail à cause de la fermeture de l’usine dans laquelle ils sont employés. Agustin est l’un d’eux, courageux et plein de ressources. Sans argent, en pleine crise et avec une famille à nourrir, il va pousser ses collègues à retrouver leur fierté et leur travail en reprenant avec eux la direction de l’usine d’une manière tout à la fois incroyable et originale. Un vrai document que Rincón a su mettre en scène avec une rare authenticité.

Selon sa maison d’édition, lorsqu’il était enfant, Rubén aimait deux choses : dessiner et se battre avec des épées en bois. Heureusement pour lui, il a choisi de noircir du papier plutôt que de continuer à se déguiser en D’Artagnan. Il a pris ses premiers cours de dessins à quatre ans dans le petit village où il vivait avec ses parents, avant de rejoindre quelques années plus tard la JOSO de Barcelone, l’école de BD la plus réputée d’Espagne. C’est à cette période qu’il réalise quelques histoires courtes pour divers magazines hispaniques, dont l’une est remarquée par Jean David Morvan. Il contacte Rubén, et de cette rencontre naîtront la série Jolin la teigne, la plupart des histoires du troisième tome de Sir Pyle qui permet ainsi à ses deux passions de jeunesse de se rejoindre enfin. On n’oublie pas le puissant et original El Boxeador ou plus récemment Max les années 20 d’après Perez Reverte.

Le doudou qui n'aimait pas les enfants