Golgotha, quo vadis

Histoire de gladiateur humilié, ce qui ne va pas l’arrêter, Golgotha s’inscrit dans la lignée de Gladiator avec Russel Crowe, Troie avec Brad Pitt, Spartacus avec Kirk Douglas et bien sûr Murena pour la BD. LF Bollée et Didier Alcante ont réussi à trouver un angle pour apporter un souffle neuf à ce péplum dans la tradition du genre améliorée. Lucius roi des Jeux de Pompéi va se faire doubler, on verra comment, et être obligé de recommencer à trucider ses camarades de jeu tout en réglant ses comptes. On y ajoute le dessin de Enrique Breccia (Les Sentinelles) que l’on retrouve avec plaisir, original, fort et puissant, parfaitement en phase avec le scénario qui apporte une part de l’histoire chrétienne dans le débat.

Golgotha

Lucius veut raccrocher. Il est le meilleur gladiateur de Claudius Scipio qui n’accepte pas qu’il le quitte. Lucius s’est rapproché du riche Julius Actorius qui veut devenir tribun de la plèbe. Il doit épouser sa fille Julia, un arrangement très politique. Mais avant il y aura un dernier combat dans lequel Claudius lui réserve une mauvaise surprise, un adversaire monstrueux élevé par une lionne. Sur la mer, un navire coule, son équipage se noie et pourtant sur la plage, l’un d’eux, qui semble mort revient à la vie. C’est Lazare de Béthanie. Dans l’arène, Lucius découvre son adversaire et le combat tourne mal.

L'arène des maudits

On garde pour préserver le suspense ce qu’il va advenir du costaud Lucius. D’accord, il ne meurt pas mais bon, c’est presque pire. Humiliation, vengeance évidemment, mépris, Lucius fait la gueule et Lazare passe sa vie à ressusciter. On se doute bien qu’il y aura de la rencontre dans l’air mais le tout sur un fond très violent. Efficace cependant.

Golgotha, Tome 1, L’arène des maudits, Soleil, 14,95 €

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