Un séducteur qui a peur, un génie qui n’est pas fou, un amoureux transi, le pape du surréalisme, Dali c’est un tout ce qui n’est pas rien. Julie Birmant et Clément Oubrerie déclinent le Maître inoubliable dans le tome 2 d’une biographie à la fois précise et réinventée, graphiquement enlevée, joyeuse et dramatique. Aragon, Eluard, Bunuel, Picasso, et bien sûr Gala, sa Gala pas rigolote mais qui rejoint le tout, Dali exulte pas dupe en fait, très tôt conscient de son talent hors normes qu’il va cultiver tout en lui laissant aussi le champ libre pour des compositions qui ne peuvent laisser indifférent. Birmant et Oubrerie lui donne un relief qui ouvre son œuvre à tous, assez simplement, d’un trait léger et font beaucoup pour non pas réhabiliter l’homme mais lui donner sa vraie dimension.
La narration est parfaite, fluide tout en rebondissant sur l’essentiel, arriver à la compréhension de Dali, ou au moins en appréhender les contours. Une fois de plus seuls le duo Birmant et Oubrerie en étaient capables. Le plaisir est là, on est avec Dali, on fait presque partie de lui. Pas cuit, confit Dali, jeu des mots, des dessins aux belles couleurs sous le soleil de Cadaqués, un rire sans fin, nerveux. Une fresque très attachante, comédie où les tableaux se déclinent comme autant d’informations sur Dali. A suive Dali-Gala pour toujours.
Dali, Tome 2, Gala, Éditions Dargaud, 20 €
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