Afrikakorps, le Renard du désert attaque

Olivier Speltens, après le front de l’est, a traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Afrikakorps en Libye. C’est sa nouvelle BD et Olivier Speltens a répondu récemment à nos questions. On va retrouver le général Rommel, surnommé le Renard du désert, qui avec son corps expéditionnaire vient en aide aux Italiens qui ont attaqué les Anglais mais se faisaient battre. Au début 1941 l’Afrikakorps débarque à Tripoli et Rommel a des ambitions de conquête contre l’avis du haut-quartier général. On va suivre un jeune officier de char de l’Afrikakorps, Joachim Von Richter, tout au long des opérations. Speltens, comme d’habitude, a peaufiné ses ambiances, les détails de ce panorama historique avec une des rares unités allemandes à ne pas été impliquée dans des exactions sur le terrain.

AfrikakorpsNovembre 1941, des chasseurs anglais se font abattre en plein désert. Von Richter dans son Tigre, en récupère un. Quelques mois plus tôt il était à Berlin et manifestait ses doute sur le nazisme. Une rencontre avec Rommel, son patron pendant la campagne de France, le décide à rejoindre les troupes allemandes qui vont être envoyées en Afrique sous son commandement. Il rejoint des hommes qu’il a connu comme Otto Müller qui va faire partie de son équipage. A Tripoli, le mot d’ordre est offensive. L’Afrikakorps se lance à l’attaque mais le matériel souffre du sable. Premiers combats contre les Anglais avec l’appui des Stuka. Les Allemands ont pris les Anglais au dépourvu aidés par les Italiens plus habitués aux conditions de combat dans le désert. Avril 1941, l’avance allemande est imparable. Objectif Tobrouk.

Très tactique, historique et terrain ce premier album. Speltens amène ses lecteurs au sein même des combats de chars. Le romanesque ce sera pour une autre fois. Même si l’Afrikakorps avait un côté épique et dont le cri de ralliement Heia Safari était le titre d’une chanson militaire allemande du temps des colonies impériales en Afrique avant 1914. Le désert ne laisse pas la place à autre chose qu’à un récit âpre, documenté, violent. C’est le char de Von Richter et ses hommes qui sont en fait le fil rouge et le centre de l’histoire, sans emphase et sur des bases historiques éprouvées. On va suivre sur trois tomes leur destin et celui de l’Afrikakorps qui, si le ravitaillement avait suivi, aurait pu arriver au Caire et changer, au moins provisoirement, la donne du second conflit mondial autour du bassin méditerranéen. Solide.

Afrikakorps, Tome 1, Battleaxe, Paquet, 14 €

Battleaxe