Afrikakorps T2, objectif Tobrouk

L’Afrikakorps a été une des plus mauvaises surprises allemandes face aux ambitions militaires alliées en Afrique du Nord pendant le second conflit mondial. Confronté aux britanniques et aux troupes du Commonwealth, Rommel tacticien hors-pair, qui s’était fait la main pendant la campagne de France, a commandé le corps expéditionnaire motorisé destiné à aider les Italiens dont les capacités tactiques avaient pris un coups dans l’aile. Dans ce tome 2 d’Afrikakorps, Olivier Speltens, après le front de l’est, continue le récit très terrain, dans les moindres détails, sur un dessin parfait techniquement et humainement des opérations du DAK en Libye. Olivier Speltens avait répondu à nos questions. On retrouve son héros, un lieutenant de Panzer Von Richter et son équipage dans la tourmente au sens propre et sableux du terme à laquelle s’ajoute le poids de nouveaux blindés anglais.

Afrikakorps

Novembre 1941, près de Tobrouk, après l’opération Battleaxe les deux camps reprennent des forces. Otto et le lieutenant Von Richter rejoignent leur blindé. Les chars allemands ont été modifiés pour résister au désert. Très vite le début des opérations se précise. Rommel voulait attaquer Tobrouk, port stratégique en Méditerranée. Les Anglais les précédent car ils l’ont su grâce au décodage des codes allemands. Ils lancent l’opération Crusader et Von Richter part au contact mais les blindés allemands sont moins nombreux. Et en plus de nouveaux tanks anglais, les Crusader, font leur apparition alors que se lève une tempête de sable et que les camions de ravitaillement s’ensablent. Richer et son peloton passe à l’attaque.

Crusader

Pas de fioritures, la réalité pure et dure, celle d’un terrain sans pitié mais dont les espaces démesurés ont permis des batailles de chars sans précédent. Rommel voulait arriver au Caire, empêcher les Alliés de gagner Tobrouk pour en faire une base de ravitaillement. C’est l’absence de moyens fournis par Berlin qui va le perdre. Speltens, dont le succès avec cette série est manifeste, ne fait pas dans le romanesque. On est avec les chars, on souffre avec eux et on vit des anecdotes authentiques savoureuses comme ce char allemand qui croise un anglais et leurs officiers se saluent sans ouvrir le feu. Pas non plus la moindre touche idéologique, les faits seulement, le dessin photographique et des personnages dont souvent le destin sera de mourir dans une boite de conserve. Un tome 2 impressionnant, comme le premier. Il n’en reste plus qu’un à venir.

Afrikakorps, Tome 2, Crusader, Paquet, 14 €