Il a laissé un nom qui collait à merveille à l’univers du rock, un rock déjanté, de mauvais garçons même si au fond de lui cela n’en était pas vraiment un. Vince Taylor, au début des années soixante, c’est la face sombre du rock. Elvis est gentil, les Beatles sont en passe de devenir des montres sacrés, Buddy Holly va se tuer. Arnaud Le Gouëfflec retrace le parcours d’un musicien inspiré qui a rencontré aussi d’autres démons en plus des siens, ceux qui l’ont exploité, en on fait une caricature bonne à remplir les tiroirs caisses. Son histoire est pathétique, à l’image des mythes qui se sont succédés, ont disparu sur les grandes scènes US ou d’Europe, France comprise. On retrouve avec grand plaisir le dessin de Marc Malès dont De Silence et de sang ou Les Révoltés restent de grands moments de BD.
C’est une saga triste que celle de Vince Taylor. Il n’avait peut-être pas le charisme ou la force de s’imposer, de jouer la carte de son talent, pris dans une machine infernale dont il était le jouet. Il va se détruire petit à petit sur déjà un psychisme fragile. Exploité sûrement, jeté quand il ne rapporte plus rien. Une dégringolade programmée et l’oubli même si son nom résonne encore à l’oreille de tous les amateurs de rock. Un hommage en forme de témoignage percutant.
Vince Taylor, L’Ange Noir, Glénat, 22 €
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