On en parlait dans la rubrique consacrée à Dialogues. Faut pas prendre les cons pour des gens 05 a lancé un genre, un style. Et on adhère car il y a tout l’humour nécessaire à nous faire sourire à en fait nos propres travers. Du Molière façon XXIe siècle et on se dit que du gag Emmanuel Reuzé au dessin, co-scénarisé par Jorge Bernstein et Vincent Haudiquet pourrait tenter le défi d’une histoire complète. On rappelle le choix du dessin simplifié qui se répète, des textes qui arrachent, et on l’a dit le souvenir de Pierre Desproges, un précurseur en la matière, n’est pas loin.
Que du bonheur enfin au second degré car si on prend au pied de la lettre les billevesées de ce brillant album on se jette à la mer. Humour déglingué, noir, gris, la connerie humaine n’a pas de limites. Comme dit l’autre (mais qui est l’autre ?) “L’expérience c’est une connerie par jour mais jamais la même ». Donc on n’est pas près de voir se tarir l’inspiration des auteurs. Tant mieux. On a adore la multi-nationale SDF.
Faut pas prendre les cons pour des gens, Tome 5, Éditions Fluide Glacial, 13,90 €
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