Il y a des albums, des récits, des témoignages que la BD rend incontournable, plus peut-être qu’un roman. Sans Cheveux est une tranche de vie mais pas si banale que ça, qui touche au plus profond d’elle-même des femmes qui vont moralement, psychologiquement souffrir. Sans Cheveux ce n’est pas l’effet d’une chimio (même si cela peut avoir aussi des conséquences comparables) mais bien une palette de maladies qui peut frapper à tous les âges des femmes prises complètement au dépourvu, atteintes dans leur féminité la plus absolue à travers la perte de leur chevelure. Tereza Drahoňovská au scénario raconte son expérience de femme devenue chauve sur un dessin de Štěpánka Jislová parfois dur dans les expressions des visages. Reste que Sans Cheveux est un témoignage qui méritait d’être mis au jour.
L’entourage, on se rase le crâne, on affronte la réalité, on participe à des groupes. Tereza avec des hauts et des bas va faire face, accepter. Et même si le chemin sera difficile le récit bien construit, réaliste, authentique valait bien cet album qui à la fois fait chaud au cœur, est courageux et montre que personne n’est à l’abri de l’improbable.
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