Wat, une fée qui bat de l’aile

Une fée des villes un brin pimbêche va perdre ses ailes. Ce qui n’est pas sans conséquences dans sa catégorie. Wat est la fille spirituelle, dans tous les sens du terme, de Christophe Cazenove et du millavois William au dessin. Un duo de choc qui se connait bien et signe sur un très joli trait des aventures à la fois fantastiques et réalistes, poétiques, drôles avec, en prime une morale très féérique.

Wat

Wat, fée de choc, alors qu’elle doit traiter un sale gosse pour qu’il devienne un ange va se retrouver prise entre les feux de deux frères qui se bagarrent. Et ses ailes se font la malle. Dorg le troll des égouts qui l’accompagne les récupère et réussit de justesse à sauver Wat désormais très handicapée. Passage par les égouts pour aller voir Pruine, une fée très douée mais à la campagne. Mais des fées à chapeau champignon armées d’arc les interceptent. Dorg lâchent les ailes de Wat qui viennent s’accrocher sur son propre dos. Un troll fée impossible. Faut que la patronne des fées, Pruine, règle le problème mais des vilaines unseelies débarquent et l’enlève. Ça commence à craindre dans le bocage.

Wat

Un troll en slip demeuré, une fée avec des ailes en bois qu’elle s’est plantée dans le dos, le petit peuple des Sylves qui veut les attraper pour monnayer, va falloir retrouver la fée majeure, Pruine, pour que tout rentre dans l’ordre. Mais cela ne va pas être de la tarte. Arrive la très étrange Aphélie et là on atteint le summum. Des histoires courtes qui s’enchainent, Cazenove y va gaiement dans une jungle qui tend des pièges terribles. De l’humour dans les textes, dans le dessin, des personnages qui pour une fois sortent de l’ordinaire, Wat a du charme, normal pour une aventure au royaume de Clochette.

Wat, La fée qui avait perdu ses ailes, Tome 1, Bamboo, 10,95 €

La fée qui avait perdu ses ailes