Il faut le lire pour le croire. Et dans Le Cid en 4e B signé par Véropée, on lit et on y croit, entre rire et larmes. On rit parce que essayer de motiver aujourd’hui des élèves avec Corneille relève du défi fou mais nécessaire, que les réactions de la classe sont décalées et surréalistes. A se demander si effectivement ils ont bien sorti tout ce florilège de pensées souvent ineptes à l’abri de toute culture. Et ça, c’est pour les pleurs. Car comment des enfants en 4e peuvent-ils y être arrivé avec un niveau qui, pour la plupart, flirte avec les pâquerettes ? Qui est responsable ? Les profs désabusés et sans autorité, un ministère qui ne veut pas de vagues, les parents aux abonnés absents, les gamins enfin dont le QI a fondu à l’impact du téléphone portable, de la TV abrutissante, des réseaux sociaux invalidants ? Cette société a sacrifié l’enseignement de Jaurès sur l’autel de la production de futurs employés chômeurs. Ou alors on assiste à une sorte de révolution intellectuelle qui nous dépasse. Reste quand même et heureusement un espoir, mince mais quand même, car il y a dans cette 4e B de l’humour, celui d’élèves qui vont accrocher à leur façon les vers de Monsieur Corneille, pas Molière dont le nom fait penser aux dents du fond. Une épreuve cet album mais une bonne claque salutaire et courageuse bien illustrée en rondeur, franche, par Véropée qui est aussi prof de Français bien sûr.
Le Cid en 4e B, La Boîte à Bulles, 14 €
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