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Le Marathon de New York à la petite semelle, jusqu’au bout du rêve

Une histoire de volonté, de courage et de folie douce. Comment un auteur de BD, sportif en chambre, peut-il décider qu’il va courir et finir le marathon de New York ? C’est pourtant le défi que se lance Sébastien, légèrement rondouillard et amateur de cholestérol histoire d’accompagner femme et copains sur le bitume de la plus célèbre course au monde. Et en prime il va en faire une BD car on est dans une œuvre autobiographique. Sébastien Samson est le héros de cette aventure qui flirte avec bonheur et tendresse, que l’on lit d’une traite, accompagnant ce doux dingue jusqu’au bout de son incroyable rêve.

C’est pas un sportif né, Sébastien. Il le sait et il aurait mieux fait de la boucler quand, dans un dîner, il décide de s’inscrire au marathon de New York sous prétexte que ses copains et sa femme, coureurs expérimentés, le font. OK Sébastien, faire un peu de tourisme sans forcer à Big Apple, ça peut passer. Mais le marathon… Pas écœuré il remet ses chaussures et part le long des falaises qui bordent la côte près de chez lui. Son corps lui annonce la couleur. Va y avoir du malheur si il continue. Et pourtant, petit à petit, Sébastien avale de plus en plus de kilomètres tout en refusant de partager l’entraînement de son épouse. Grand gueule en fait le Sébastien mais qui veut y arriver seul. Quand il arrive à New York, il est angoissé, visite, fait ses croquis, et attend la boule au ventre le grand jour où il partira dans la troisième vague de coureurs pour faire ses 42 kms.

On pourrait croire que cette description par le menu du marathon de New York vu par un pied-tendre n’aurait qu’un intérêt relatif. Erreur car du choix hasardeux fait par Sébastien, sa remise à niveaux, à sa course et à sa vision de New York, on passe un moment d’exception. On souffre presque avec lui, bluffé par le bonhomme, son coup de crayon, son découpage, la vision interne de son corps et ce mélange très humain de dépassement de soi avec ses doutes, ses larmes et enfin sa joie. Chapeau l’artiste non seulement pour la BD mais aussi évidemment pour le courage de la performance.

Le Marathon de New York à la petite semelle, La Boite à bulles, 24 €

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