Le Printemps suivant, vie de couple

Avec Margaux Motin on n’est jamais déçu. On en était resté à La Femme parfaite, en deux tomes, il fallait bien ça pour la qualifier. Margaux avait travaillé en trio avec les jumelles, Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard. Cette fois, après La Tectonique des Plaques, où elle avait au final migré, aimé de nouveau, elle est de retour pour une vie de couple retrouvée, recomposée. La citadine est devenue une surfeuse plus ou moins accomplie, une exilée en bord de mer. Le Printemps suivant aura pris du temps pour éclore en jolies fleurs largement teintées d’humour sous un trait léger, fin et souriant, à la Motin, si reconnaissable. Une vraie BD qu’elle nous a fait Margaux Motin, scénario, découpage, décors, cases, dessin, la totale, en souplesse, pour mieux encore nous parler de la vraie vie.

Le Printemps suivant

Paddle, Paco est là malgré les énormes vagues minuscules qui déferlent sur Margaux. C’est joli la petite maison au bord des flots , vive la Côte basque, et un couple ça aide pour repartir d’un bon pied. Un bon déménagement pour reprendre ses marques, faire du tri, le rêve avec le concubin aidant, charmant que l’on virerait bien quand même car il commence à craindre. Vivre seule, à deux ou mourir ? Vaste question qu’il va falloir étudier. Ah les guilis et plus quand on veut. Et puis il y a les mômes, la chair de sa chair, la sienne et celle du conjoint aussi car on héberge toute la petite famille. Faire des cailloux peints avec deux ados faut avoir la foi. En fait Margot, au total, elle a hérité de trois enfants à gérer.

Margaux Motin
Margaux Motin. Photo Studio Marie B ©

Une balade chaleureuse, gaie, qui ne se prend pas au sérieux, fait dans l’autodérision tout en étant bien proche de la réalité. C’est naturel avant tout cette floraison printanière dont Margaux Motin prépare la deuxième saison. Elle sait donner du rythme à son récit bien écrit et dessiné. Il y a des hauts et des bas car elle un petit côté chef de la bande qui finit par agacer. Va falloir se calmer jeune fille. On est aussi dans la tendresse, dans l’amour tout simplement. Un joli printemps en 144 pages et des retrouvailles sympas.

Le Printemps suivant, Tome 1, Vent lointain, Casterman, 20 €

Vent lointain