Il y avait eu Black Squaw, une pilote noire inspirée de Bessie Coleman. Coleman a été la première femme noire a être brevetée pilote, et en France en plus chez Caudron. Elle voulait voler envers et contre tout comme dans This is London calling Louise qui enfant a pour idole Mermoz. Elle sera pilote et mieux encore voudra se battre face aux Me 109 de la Luftwaffe. Un album qui a tout pour plaire non seulement aux fans d’aviation qu’aux amateurs de bonnes BD historiques et romanesques. Caryl Ferey est au scénario (Islander), Alex Mach au dessin et Garluk Aguirre aux couleurs.
1932 au Bourget, Louise assiste à un meeting avec son père. Elle court vers Mermoz qui vient de se poser. Louise a une voix forte, presque masculine. Mermoz lui conseille d’apprendre d’abord la mécanique. Mais son père est forain sans trop d’argent. Pourtant elle trouve une place chez un garagiste et apprend le métier. 1934 une manifestation des Ligues d’extrême-droite tourne mal à Paris. Louise se fait mal voir dans son école. 1936 c’est Munich avec Hitler aux commandes. Louise est trapéziste dans le cirque paternel. On la prend pour un garçon. Son ami Manuel lui apprend la mort de Mermoz. En 1937 à Cambridge a lieu la traditionnelle course d’aviron. Jeff et Matt, amis proches y participent devant Amelia. Elle est la fiancée de Matt. 1937, Guernica et à Deauville Louise prend de très gros risques pour impressionner son public. Elle participe à une partie de bras de fer qu’elle gagne. De l’argent pour ses cours et une idée à succès trainer une banderole pour faire de la pub. 1940 la ligne Maginot et Louise, son père sont juifs. Il sait ce que les Allemands veulent faire mais ne peut pas abandonner son cirque. Il oblige Louise à fuir Les deux copains anglais se forment au pilotage et vont tout faire pour intégrer la RAF. En France sous l’oeil de Goering Les Von Cramm père et fils son des as de la Luftwaffe mais n’ont pas la même vision de l’honneur. Louise arrive trop tard à Dunkerque mais trouve un bateau.
On met un peu de temps à entrer dans le vif du sujet à savoir voler et se battre ce que veut Louise. Ensuite il y a tout ce qu’elle va faire, ruser et évidemment jouer sur son physique et sa voix pour se retrouver aux commandes d’un Spit. Des reconstitutions pratiquement parfaites malgré un Stuka de face bizarre et il n’y avait pas de Gracieuse Majesté à l’époque mais un roi. Le drame est total pour ces femmes pilotes américaines ou anglaises mais qui ne faisaient pas partie des escadrilles de combat. Reste que le destin de Louise est beau, son histoire d’amour aussi. Un album de choix.
This is London calling, 168 pages, Glénat, 26 €
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