Un beau vénitien au passé tortueux arrive de la Sérénissime à Paris pour y apporter son talent de redoutable agent secret, ce qui à l’époque, est très compliqué et sous autorité royale. Le patron c’est Louis XV et c’est à sa vie qu’on en veut. Viravolta, surnommé l’Orchidée noire prend du service à la cour sur un scénario d’Arnaud Delalande et le dessin d’Eric Lambert. Du classique à tout niveau qui a un petit air de Nicolas Le Floch en plus mondain. Un premier épisode où Viravolta prend ses marques et joue très fin. Sans complications inutiles, ce qui est déjà un plus.
L’histoire c’est aussi l’Histoire, donc on ne peut la réécrire. Delalande surfe dessus mais la description de l’époque que rend aussi le dessin est bien restituée avec ses injustices et ses prémices de révolution. Le Cercle rouge (titre c’est amusant du dernier film de Bourvil avec Delon) est une société secrète dangereuse. Viravolta risque d’y laisser des plumes et ce n’est pas fini. Il y a une suite. Des duels, des trahisons, de belles héroïnes, Casanova, pas mal.
Viravolta, Tome 1, L’Orchidée noire, Glénat, 13,90 €
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