La Croix Sanglante T2, rien n’est gagné

La suite d’une épopée sanglante sur fond de Croisades. On avait dit pour le tome 1 que le 2 devrait confirmer, prendre une ampleur suffisante pour qu’on ait envie de vraiment plonger dans cette histoire à la fois géo-politique et très personnelle d’un héros qui se forme à la dure. La Croix Sanglante montre une Venise manipulatrice qui a obligé les Croisés à attaquer une cité chrétienne pour payer leurs dettes. Philippe de Crécy est le fil rouge flanqué de compagnons divers et sur un scénario qui alourdit parfois le débat. Un duo d’auteurs serbe et roumain est à la manœuvre, Marko Stojanovic et Dan Ianos Catalin. D’où un réalisme par contre qui fonctionne bien.

Terre Sainte

A Zara pris par les Croisés, on règle le comptes. Martin, Jean et Philippe sont poursuivis par des marins Vénitiens. Combat de rue et massacre. On compte les morts alors que Venise rafle le butin et pille la ville. Les Croisés se sont battus pour rien et dans Zara les pouvoirs s’affrontent. Des négociations ont lieu à Corfou avec le Doge qui considère que la prise de la ville est le prix des bateaux fournis aux Croisés. De Montferrat pense à un autre objectif, Constantinople, avec l »appui d’Alexis Ange prétendant au trône d’Orient. Accord conclu ce qui évite une affrontement direct. Mais Martin a un autre plan alors qu’à Constantinople la belle Maria pourrait bien brouiller les cartes.

La Croix sanglante

Le dessin est superbe, l’histoire très riche, très manipulée et le héros en second plan, au moins jusqu’à présent. Des scènes de bataille dignes des meilleurs album du genre pour cette quatrième croisade dans la lignée du film Kingdom of Heaven. On reste pris par le machiavélisme ambiant et des retournements de situation multiples.

La Croix sanglante, Tome 2, Terre Sainte, Delcourt, 14,95 €

La Croix sanglante