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Super Gau, tsunami de destins divers

Tsunami, dérèglement climatique et Super-Gau (en allemand) qui est le summum, traduit un accident nucléaire majeur non contrôlé. Titre aussi de ce thriller qui décline la mixité des conséquences entre catastrophes à l’échelle mondiale et nos propres destins. Bea Davis est l’autrice de cet album et tisse des liens entre le Super-Gau au Japon et les vies de huit personnes à priori sans rapport entre elles. Une démarche qui est pertinente mais demande un récit très construit. Reste qu’on ne peut être que concerné par le sujet.

11 mars 2011, Sendai au Japon, un homme marche dans la rue de cette ville côtière quand un tremblement de terre sème la panique. Alerte au tsunami et la vague déferle. L’homme essaye de téléphoner et trouve une cabine quand face à lui arrive les flots déchainés. Fukushima, un super-gau a commencé. Une jeune fille, Léa, semble voler dans le ciel quand une main lui saisit la cheville. Elle voit un jeune homme et revient à la réalité avec son copain Quang. Il pense que son rêve est en rapport avec son travail. Léa dont c’est l’anniversaire ne sait plus où est sa mère. Dans un bar où il a ses habitudes un homme remercie son ami d’être revenu. Il a écrit un roman. Dans la rue un homme a la main bandée. Un maman amène Riku son fils à l’école. Le duo au roman, Alp et Nacho sont en Turquie. Alp achète deux exemplaires du même journal dont un pour une aveugle. Tout un monde s’ouvre quand on parcourt un journal les yeux fermés. Le tsunami est annoncé sur les médias. Léa rentre chez elle, elle roule un joint et fait tomber son briquet par la fenêtre aux pieds de Nacho. A la TV les images du tsunami envahissent le monde alors que Nacho prend un bain.

Le tsunami en fil rouge, des comptes qui se règlent, des décisions prises, on suit Léa et des personnages assez marginaux. Plus en direct les destructions au Japon qui prennent de l’ampleur. Revient l’homme à la main bandée, un refuge et Nacho qui se trouve confronté au destin de Riku. Des histoires uniques d’inconnus pourtant en première ligne. Autant le dessin en noir et blanc est frappant, prenant, autant on a du mal à vraiment relier le tout. Bea Davies tente une démonstration qui ne fonctionne pas totalement. Difficile. Une journée qui commence comme les autres partout dans le monde sauf que.

Super-Gau, 208 pages, Steinkis, 24 €

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