Après Pornhollywood, retour en France dans les années cinquante pour le duo Dominique Hé et Noël Simsolo. On retrouve l’ambiance des polars noirs de ces années d’après-guerre. Lemmy Caution, Le Gorille, San Antonio de la belle époque et les films avec Gabin, Blier, Ventura en noir et blanc bien sûr. Pigalle est une proie tentante pour un nouveau baron de la pègre qui ne fait pas dans le détail mais les truands, au moins certains, ont encore une échelle des valeurs. Simsolo, Monsieur Cinéma, fait faire à Melville et à Léo Malet de la figuration dans ce premier volume d’un diptyque sanglant que Hé, avec son talent en ligne claire, mène d’un trait toujours aussi enthousiasmant.
Nerveux le polar, on ne lambine pas dans l’action. On fait dans le cadavre à tour de bras et tuer ça peut devenir un tic. Les méchants sont de sortie mais ils vont y laisser des plumes. Simsolo a condensé ses classiques. Pas un sourire dans ce polar brut de décoffrage. Les grandes manœuvres vont se poursuivre dans le tome 2 de ce long-métrage sur papier au dessin qui fait redécouvrir de belles atmosphères oubliées.
Les Miroirs du crime, T1 Les Tueurs de Pigalle, Glénat, 13,90 €
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