Des femmes parachutées par le SOE britannique en France occupée pendant la guerre, des Saboteuses chargées de faire sauter les voies ferrées, les dépôts de munitions, rassembler des renseignements. Mouche, Aiguille, Boxeur, des noms de code, en font partie. On les suit face à la Gestapo, à des traîtres potentiels dans des réseaux de résistants parfois infiltrés. Des femmes de courage et d »honneur qui ont existé et ont payé cher leur engagement face au nazisme. 37 femmes ont été envoyées, 14 ne sont jamais revenues. Avec ce tome IV, Paradis, on en arrive au sacrifice ultime, à des pièges mais aussi à des choix. Jean-Claude Van Rijckeghem assure le scénario de cette série très documentés en particulier sur entrainement, armement, relations avec les réseaux FFI. Thomas du Caju est au dessin très clair et efficace avec un beau Lysander qui servait à récupérer les agents.
Une intensité dramatique au plus haut car les destins sont désormais en bout de course. Des flashs-back, des personnages divers, Boxeur qui travaille dans une maison close pour obtenir des renseignements des officiers, Aiguille mène la danse avec en toile de fond la mafia corse qui jouera aussi un rôle important au moment de la prise de l’île par les commandos de la France Libre. Des enfants à défendre, une bonne reconstitution en général et la fin de ces aventures qui sont aussi un hommage.
Saboteuses T4, 56 pages, Paquet, 15,50 €
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