Punk Rock Jesus, et si le Christ était cloné ?

Un récit atypique de Sean Murphy qui révèle le clonage du Christ, son fils qui revient sur Terre, le tout dans le cadre d’une affaire de communication au niveau planétaire, un garde du corps revenu de tout, ce Punk Rock Jesus (Urban Comics) est un monument d’action, de drames, de délire époustouflant

Punk Rock Jesus Thomas est Irlandais. Par erreur, enfant, il aurait tué son père qui faisait partie de l’IRA. Longtemps plus tard le Dr Epstein a pu prélever l’ADN du Christ et le cloner. La société J2 dirigée par Clive a choisi la jeune Gwen pour être la mère porteuse. Le tout sous l’œil des caméras branchées en permanence et contre les associations religieuses de plus en plus violentes. C’est Thomas, devenu un pro de la protection, qui dirige la sécurité de tout ce petit monde. Arrive le petit Chris sauf qu’au dernier moment on s’aperçoit qu’il a une sœur jumelle. De quoi mettre en l’air tout le montage de Clive, un type sans états d’âme. La jeunesse de Chris sera à la hauteur des ambitions financières de Clive mais les choses dérapent, Chris refuse son rôle de messie et monte un groupe de musique punk qui casse la baraque. Le nouveau Chris veut réveiller les consciences mais face à la violence qui l’entoure il a du pain sur la planche.

Sean Murphy a monté son comics comme un fil à grand spectacle, comme un thriller aussi bien financier que d’action. Il y a ajouté du sentiment, un dialogue sur les valeurs d’aujourd’hui, sur la course au sensationnel et ses limites que lui dépasse volontairement dans cette saga. Fanatisme, argent, manipulation, Murphy dont le dessin est percutant, très expressif en noir et blanc donne une leçon de morale doublée d’une leçon de mise en scène remarquable.

Punk Rock Jesus, Urban Comics, 224 pages, 19 €