On sait bien sûr que Jour J, la collection de Fred Duval et Jean-Pierre Pécau chez Delcourt, surfe sur le principe de l’uchronie, une réécriture de l’Histoire qui conserve les personnages célèbres mais dont le destin n’est plus le même et de ce fait bouleverse les évènements connus. On avait eu droit à une première approche étonnante de cette période romaine avec La République des esclaves. Dans l’Aigle et le cobra, César est de retour pour, à la demande de son fils Brutus, s’opposer à un coup d’état militaire dont Marc Antoine et Cléopâtre sont les instigateurs. Attention, on ne fait pas de cadeau dans la Rome antique et Cléopâtre a un sacré caractère. On le sait depuis sa rencontre avec Astérix mais, elle a, entre autres un joli nez et un corps de braise auquel le dessinateur Fafner rend un hommage appuyé.
Trahisons, complots, meurtres, Rome a tout pour plaire et être le lieu privilégié de ce théâtre où la violence est le sel du récit. En fait ce sont les fins tragiques des héros qui vont diverger dans cette saga enlevée. Panem et circenses, on est servi pour les jeux. Une belle galerie de fous de pouvoir qui s’entretuent gaiement. Il y a de belles surprises dans le scénario en particulier la scène finale. Le dessin est parfois trop académique et un peu figé, moins dans les scènes à grand spectacle .
Jour J, T28 L’aigle et le cobra, Delcourt, 15,50 €
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