C’est toujours une tension extrême au Vukland où se heurtent de plus en plus violemment des extrémistes de tout bord. On a vu dans le tome 1 qu’Anthony Pastor a créé un pays fictif et pas très marrant sur un archipel paumé. Il y a aussi les Kiviks, un peuple autochtone qui ne veut pas se laisser déposséder de sa culture. Le tome 2 de No War fait progresser une intrigue dans laquelle politique et fantastique, à base de pierres bizarres, permettent aux deux héros, Run et Jo de se remettre en selle alors que l’enquête sur l’assassinat d’un ingénieur piétine. Un album qui s’inscrit aussi dans la rubrique estivale « Les rattrapés de l’été ».
Pas de temps morts et plus de fougue peut-être que dans le tome 1. Le scénario se peaufine. La part de fantastique se précise et rentre en jeu. Idem pour le rôle du flic qui enquête sur la mort de l’ingénieur. Le puzzle se complète, la violence s’amplifie et le trait lui-aussi s’est bonifié. Difficile d’anticiper la suite car tout est en train de basculer au Vukland. Un coup de froid rafraichissant par ces lourdes chaleurs.
No War, Tome 2, Casterman, 15 €
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