Un nouveau Cestac c’est comme un bon gâteau au chocolat, un plaisir innocent et incomparable. Ce qui tombe bien car cette fois c’est à la grande cuisine qu’elle va donner un coup de moulin à poivre. Oui, chef, un maestro aux pianos c’est la chronique des cuisines d’un grand restaurant. Et le retour aux sources d’un chef qui en a marre de jouer à la chasse aux étoiles, les Mac pour Florence au guide Machin. On aime son ironie, son ton et son dessin. Descente aux enfers mais pas toujours, il faut quand même des innovations pour papilles exigeantes. Le scénario est de Cestac et Serge-Antoine Quéron. Parution le 28 août.
Petit resto dans un patelin, à la terrasse le chef et patron, Bellmanger, peinard sur lequel tombe une journaliste spécialisée cuisine. Il a tenu La Table d’Oscar à Paris et tout laissé tomber il y a deux ans. Interview et retour sur le passé, sur sa grand-mère qui lui a tout appris, Henriette. Plein d’astuces quand il l’aide saisi par le virus de la cuisine. Quand ado il décide de choisir ce métier de chef il avoue qu’elle a exacerbé ces cinq sens. Des trucs simples mais délicieux. IL veut donc être cuisinier, Oscar. Et elle le confie à un chef, Maurice. Direction Dijon chez Maurice Toutblanc pour les études. Gestion et comptabilité il est nul. Par contre en cuisine il est très bon.Son nom Belmanger devient Blanc-Manger. Chez Maurice il commence son apprentissage. El le « Oui, chef devient un leitmotiv ». Vie difficile mais avec quelques avantages en nature. Des tapes sur la tête, on ne rigole pas en cuisine.
Il va même cuisiner dans le train Paris Venise, pas évident. Il apprend l’organisation du travail, parcours ingrat mais il ne cède rien. Une leçon de courage, d’abnégation mais qui vise l’excellence. L »album est un vrai reportage sur le vif et il aura son mentor, Alvaro. La suite se découvre dans cette histoire très attachante et qui montre comment on peut devenir un chef sous tutelle du guide Machin. Mais est-ce que le bonheur ce n’est pas le retour aux choses simples, à la convivialité ? Dessin, du Cestac dans le texte donc parfait.
Oui, Chef, 64 pages, Dargaud, 17,50 €
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