On change de générations avec le tome 2 de On était des anges. Les ados des années 90 sont devenus parents et tout a évolué, changé. Réseaux sociaux, contestations, violence, changements climatiques. Un un mot tout part en vrille et nos héros désormais parents ont affaire à une progéniture compliquée. On avait dit et on maintient que On était des anges c’est dès le départ le dessin bluffant de Terkel Risbjerg. Et évidemment ensuite le scénario de Anne-Caroline Pandolfo. On leur devait déjà Copenhague et sa sirène. Du social, tendre et qui montre qu’on peut aussi être dépassé par ses propres enfants, beaucoup plus que pour les générations précédentes. On pense un peu aux ados d’après guerre en 45.
Scènes d’émeutes, casseurs, CRS ripostent. Et Macron à la TV pour ne pas dire grand chose. Il accuse les parents des jeunes qui ont envahi la rue. Demander à filtrer les réseaux sociaux. Magou et son copain Jieff, Vivi sont devant la TV. Vivi n’est pas en pleine forme. Blue dort. Les jeunes détruisent et c’est selon Magou leur fonction première. Feu aux poubelles. Les parents sont dépassés même si ils trouvent injuste que le jeune Nahel ait été tué. Nahel Merzouk, âgé de 17 ans, est décédé en juin 2023 à la suite d’un tir par arme à feu réalisé par un policier à l’issue d’un contrôle routier au cours duquel le mineur avait refusé d’obtempérer. Eden chez Blue regardent une photo de la jeunesse des parenst. Eden est venue chercher Blue et iront ensuite à la campagne faire des films. Le magasin de Vivi c’est On était des anges, de la fripe vintage. Chris a les jeunes dans se voiture et tombe sur un agriculteur barbu agressif. Arrivée chez les grands-parents. Et là les deux ados forment un commando écolo avec Lulu sur des coupes d’arbre et s’attachent au bulldozer Le barbu débarque et les gendarmes ramènent tout le monde à la maison.

Difficultés pour cette génération de comprendre les grandes bases de la politique. Communisme, dictature, l’égalité au-dessus de la force des gens. Des personnages vrais pour lesquels comme dans le tome 1 on se prend d’affection. On réfléchit. Carmi qui sait qu’elle crache dans la soupe, April May chanteuse à succès et une surprise, Chris qui regrette de n’avoir pu vivre avec Carmi malgré leur enfant Blue. Une belle histoire bourrée d’espoir qu’il faut lire après avoir relu le premier tome. Le tout est de belle tenue, prometteur et apaisant.
On était des anges 2, 152 pages, Dargaud

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