Mussolini, quand sonne la fin du fascisme

Le Duce, Benito Mussolini a tenu sous sa coupe l’Italie, instaurant le fascisme, s’alliant à Hitler pour une guerre mondiale qui sera sa perte. Avec Avanti popolo Mussolini, Pat Perna sympathique auteur dont on connait tout le talent d’historien scénariste et Malo Kerfiden lui consacre un diptyque qui couvre surtout la fin de ses jours. En Italie et pour cause le Duce va avoir fort à faire avec un autre pouvoir, celui de Dieu par papauté interposée. Politique, chemises noires, opposition qui s’alliera aux Alliés qui débarquent en Sicile puis en Italie, il aura toujours tenté de s’en sortir mais sera rattrapé par son destin. A lire aussi un autre album sur Mussolini et à écouter Avanti popolo.

En France en 1942, on va la nuit dans les abris, des gens chantent en italien un hymne de combat, Drapeau rouge, un titre révolutionnaire. Mussolini est devenue une cible pour la résistance populaire. Président du conseil des ministres en octobre 1929, Premier maréchal d’Empire en 1938 puis chef de l’état de la République Sociale Italienne (RSI) de 1943 à avril 1945, il signe avec Hitler le pacte d’acier en 1939 et entre en guerre en 1940. Destitué en 1943 il est arrêté et emprisonné dans les Abruzzes. Exfiltré par les SS de Skorzeny, le 13 octobre le gouvernement italien déclare la guerre à l’Allemagne. Mussolini est tué le 28 avril 1945. En 1945 le Pape à Rome s’inquiète. Le communisme se déploie à Milan en avril 1945. Une rencontre a été organisée au Vatican, Mussolini, le comité de libération nationale et le cardinal Schuster. Mussolini n’est pas croyant mais pour un Italie. le Vatican. Il est assisté du maréchal Grazziani. Il faut trouver un compromis diplomatique. Ou partir, l’exil. Arrive le campo adverse, le général Cardona, Marazza et Lombardi. L’ordre d’insurrection générale va être donné. Le Duce exige des garanties pour les fascistes et leurs familles. Les Allemands sont en pleine retraite et ont vendu l’Italie aux alliés. Des milliers de chemises noires fidèles au Duce marcheraient sur Milan. Erreur car c’est la débandade. Mussolini décide de partir à Côme ville symbolique. Les services de renseignements anglais rentrent dans la danse. La Petacci maîtresse de Mussolini va le suivre. La guerre civile éclate. Mussolini veut se battre.

Même si il avait commencé sa carrière plus tôt c’est la marche sur Rome en 1922 qui le lance.  Il est nommé président du Conseil des ministres par le roi Victor-Emmanuel III, et obtient une majorité absolue à la Chambre des députés lors des élections législatives de 1924. D’où une ascension somme toute légale et des actions qui socialement aideront la pays. Mais le Duce montrera son vrai visage bien que l’Italie soit son vrai soucis. Ce qui ne l’empêchera pas non plus d’édicter des lois raciales mais plus ou moins appliquée. Ethiopie, Albanie, des liens avec Churchill, il est reconnu pendant sa fuite et son cadavre finit pendu à Milan avec celui de sa maîtresse. La fin du fascisme a sonné. Un premier tome passionnant.

Mussolini, avanti popolo, 56 pages, Glénat, 15,50 €

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