Le Jour où elle a pris son envol, manuel de survie

Elle avait commencé par manquer son bus ce qui lui avait permis de faire un premier point sur sa vie. Clémentine remet ça mais cette fois en étant bien déterminée à trouver le bonheur. Pas simple mais Clémentine a des atouts et des amis dont Antoine son épicier. Le Jour où elle a pris son envol est une sorte de manuel romanesque qui pourrait bien être le guide parfait pour atteindre si ce n’est la félicité mas au moins une certaine paix intérieure, tenter le coup. Une démarche séduisante et douce que l’on doit comme pour le premier album à Marko au dessin, Maëla Cosson aux couleurs et Béka (association de Bertrand Escaich et Caroline Roque) au scénario. Tout en finesse et et douceur.

Le Jour où elle a pris son envolElle bosse Clémentine, a un copain qui n’en fout pas une rame et joue au coucou. Elle speede, remporte son projet et d’un seul coup réalise que sa vie ce n’est peut-être pas vraiment ça. Dans la vie il faut avancer et elle se souvient de son copain Antoine, de ses histoires qui ont toutes un sens caché, pas une morale, non mais une  petite leçon qui évite de se pourrir la vie. C’est décidé elle vire le cloporte et part retrouver Antoine. sauf qu’Antoine il a fait la malle et c’est Simon, gentil apiculteur reconverti de la physique quantique. Pas évident.  Simon savait que Clémentine viendrait le voir. Antoine le lui avait dit. Pour devenir une magicienne, quelqu’un qui prend conscience de tous les possibles qui s’ouvrent à soit. Y’a du boulot mais  elle va y mettre du sien Clémentine sous l’œil caustique du chat d’Alice. On fait un break et on verra bien.

Un tour du monde de personnages hauts en couleur, Clémentine casse le moule et va de rencontres en découvertes, réfléchit en douceur, sans stress. Une sorte de symphonie pastorale très écrite, une aide à la méditation, à un retour sur soit mais sans complications ni idées tordues. Rien n’est plus simple que ce qui est évident. Trouver le passage, celui qui va vous rendre heureux, on ne s’initie pas vraiment, on se laisse aller. Se regarder en face, pas à travers le regard des autres, c’est le secret de cet envol qui fait un bien fou au moral et dont Marko a souligné avec soin trait toujours aussi chaleureux les douces nuances. Parution le 23 août.

Le Jour où elle a pris son envol, Bamboo édition, 15,90 €