Family Life, tous les bonheurs du monde

Une chronique au quotidien qui a tout du parcours du combattant, celle d’un père face à ses enfants avec certes l’aide parfois désabusée de la mère de la progéniture. On ajoute que le brave garçon est auteur de BD ce qui ne peut qu’ajourer à son stress, qu’il va déménager avec sa tribu et que le décès d’un être proche va troubler encore plus la donne. Family Life a fait ses débuts dans Spirou et nous a de suite accroché par son ton, sa sensibilité et son authenticité. Jacques Louis est aux manettes de cette saga que l’on croit, à coup sûr, en grande partie autobiographique et dans laquelle il est facile de se trouver des point communs avec sa petite famille en action.

Family Life

Avant d’être des parents, ils ont été des enfants. La roue a tourné, le jeune couple s’est aimé et a mis au monde deux petites filles. Un déménagement, un deuil qui fait mal et qu’on a du mal à accepter, la vie va suivre son cours sous les yeux des deux gamines qui ont bien décidé de mener la danse. Elles ont des états d’âme face aux carottes, sont deux Raptors carnivores indomptables qui transforment la salle de bain en naufrage du Titanic et ne sont bien que chez leurs grands-parents. On n’oublie pas le lapin psychopathe (on en connait qui en ont eu deux). Ni les coups de blues en repensant aux années qui filent à toute allure. D’ici que les gamines amènent leurs fiancées et qu’on se fasse faire une prothèse de hanche, oui le temps passe vite.

Family Life

Une vrai gentillesse dans le propos, de la tendresse en pagaille, un réalisme qui parle de l’actualité commentée aux enfants, l’explication de ce deuil indissociable, Family Life est une découverte en tout point savoureuse, parfaite, graphisme en prime. Il y a bien sûr les interrogations des adultes pour leur propre avenir et qui sont désormais des parents, catégorie à part qui va en voir de toutes les couleurs mais aura surtout avec ses enfants, puis petits-enfants tous les bonheurs du monde. Jacques Louis a mis au monde une jolie série (on espère une suite) qui fait du bien et dans laquelle on se retrouve.

Family Life, Dupuis, 13,50 €

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