Le Sentier de la guerre T3, dernier sursaut

C’est le final et pas dans la joie pour le parcours de la courageuse Diane Myers, peintre reconnue de la bonne société de Washington mais qui ne rêvait que de partir vers l’Ouest dessiner les Indiens et leur mode de vie. Elle l’a fait et a pris faits et causes pour les Indiens ce qui va la mener dans l’environnement de la bataille de Little Bighorn, dernier sursaut de la nation indienne. Le Sentier de la guerre montre comment les Indiens ont été sacrifiés, méprisés, combattus pour ne pas dire exterminés par l’avancée des pionniers, colons, industriels blancs américains. Cette trilogie le rappelle avec force. Marc Bourgne au scénario mène la charge. Au dessin Didier Pagot assure totalement dans le moindre détail ce crépuscule des dieux de la prairie.

Le Sentier de la guerre

C’est son fils, le frère de Diane, que Myers envoie à ses trousses. Mais c’est un trouillard. Myers embauche l’agence Pinkerton et le détective Richard Gunn. Il saut que ce sera en terre rebelle et contre la volonté de la jeune femme. Il faudra qu’il se fasse passer pour le fils de Myers. Ce qu’il fait mais à ses trousses il y a Dominic « Missouri », ex-amant de Diane et Red Leaf son époux indien. Diane doit être amenée à Fort Lincoln par Gunn et ses hommes. Mais sur le chemin, il y a de la tension dans l’air et on tente de violer la jeune femme. Red Leaf intervient.

Le Sentier de la guerre

Que va-t-il se passer ? Quel est le destin final de Diane Myers ? On sait par contre comment Custer et ses cavaliers seront battus et massacrés à Little Bighorn, une erreur militaire, mais pas si transparente que cela. Mais après, que deviendront les éventuels traités de paix avec les Indiens ? Bourgne mène son scénario avec une bonne dose de suspense et raconte les coutumes indiennes. De belles scènes, riches et enlevées au dessin de ces trois albums dramatique.

Le Sentier de la guerre, Tome 3, Little Bighorn river, Glénat, 13,90 €