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L’Homme qui a vu l’homme qui filme l’homme qui tire plus vite que son ombre, sans Jolly Jumper

Un OVNI ce dernier Bouzard qui vient d’obtenir à juste titre le 18e Prix Schlingo pour Les Vacances chez Pépé-Mémé, un petit bijou. Pour L’Homme qui a vu l’homme (et pas l’ours) qui filme l’homme qui tire plus vite que son ombre, on, va s’interroger sur le pourquoi, le comment de ces aventures qui s’appuient entre autres sur la base du journal de tournage de la série Netflix prévue en mars. Péripéties bien sûr de Luke en chair et en os.  A noter que Bouzard avait aussi qu’il avait déjà sévi sur le sujet avec Jolly Jumper ne répond plus.

Il est sur le terrai Bouzard, en costume de cow-boy avec Rantanplan à ses pieds. Il fait un reportage dessiné sur le tournage de la série. Equipes de prises de vue, silencio car on est en Espagne, il promène Bouzard en Stetson. Les Dalton dans le coin et un flash back sur le pourquoi de cette balada ibérique. Il s’est équipé Bouzard avec difficultés. Un selle texane mitée, des fringues à la John Wayne, fait un stage de vache, apprend à cracher, pendre un pied-tendre, se battre. La totale. Direction Alméria où se sont tournés tous les westerns spaghettis. Rencontre avec le staff et Bouzard prêt à donner un coup de main dans tout pour tout. A cheval puis en bagnole avec digressions incongrues. Le désert où toutes les stars ont tourné. Il doit être discret dixit la productrice. Quant à jouer dans le film il a vu la Vierge. Il peut peut-être arroser les palmiers, une obsession. Rantanplan ne fait pas partie du casting. Mais il parle. Des chèvres et déjeuner avec Alban Lenoir qui joue Luke et Benjamin Rocher le réalisateur. Et Averell, Jérôme Niel qui joue Joe Dalton. Petits boulots mais il est nul. Reste plus que l’IA., jolies gravures alors finalement, Bouzard dans tout ça ?

Une certaine ironie pour ne pas dire certaine ces déambulations sous l’oeil attendri d’Eastwood. On suit la piste du grand Ouest un peu par principe et on comprend que l’éditeur de Bouzard ait des doutes. Questions de degrés (d’humour) pas de chaleur. C’est sympa, gentil ce reportage décomplexé ur le vif. Le titre est à lui seul un poème. Absurde et rigolo mais bon.

L’Homme qui a vu l’homme qui filme l’homme qui tire plus vite que son ombre, 80 pages, Dargaud, 17,50 €

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