Une fiction qui pourtant n’est composée que de faits réels, le journal d’une Femen sort très largement du lot habituel des parutions opportunistes. Qui sait vraiment ce qu’est ce mouvement hormis, image médiatique, que ses membres manifestent les seins nus ? C’est le parcours d’Appoline que l’on suit à travers le travail rigoureux, intelligent et vrai de Séverine Lefebvre au dessin et de Michel Dufranne au scénario. Pas de faux-semblants, ni de non-dits, de l’information qui remet les pendules à l’heure.
Ce qui est passionnant avec ce journal d’Apolline c’est la compréhension des idées fondamentales que Femen défend. Pas de voyeurisme, simplement un choix de société courageux que l’on peut accepter ou pas, comprendre sûrement. On se sent moins idiot à la fin de Femen et on regardera d’un autre œil les interventions de ces femmes volontaires qui se sont reconnues dans l’excellent travail des auteurs.
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