Transperceneige, avant le film, l’intégrale pour redécouvrir un chef d’œuvre

Le Transperceneige est l’une des vraies œuvres majeures de la BD de science-fiction. Un film vient d’en être tiré. Et une intégrale largement et bien préfacée par Jean-Pierre Dionnet va sortir. Retour sur le futur. La Terre, à la suite d’une guerre nucléaire, est devenue un océan de glace. Personne ne peut vivre à l’extérieur. Seul un train, le Transperceneige, tiré par une locomotive révolutionnaire surnommée Sainte Loco sillonne les étendues blanches et écarte la glace avec les lames fixées à son avant.

Le TransperceneigeA bord du train il y a des milliers de survivants qui se sont battus pour se réfugier dans des wagons climatisés. Mais les hommes ont reconstitué en pire la hiérarchie qui existait avant la catastrophe sur Terre avec en prime une idéologie religieuse et une bonne dictature. Un héros atypique va tenter de changer les choses pour mettre un terme aux ghettos qui constituent le convoi du Transperceneige. Un univers concentrationnaire, un huis-clos maîtrisé comme dans le couloir d’un sous-marin, des rebondissements fulgurants, le Transperceneige n’a pas pris une ride.
Créée par Jean-Marc Rochette et Jacques Lob, puis reprise à la fin des années 90 pour deux volumes de plus par Benjamin Legrand après le décès de son scénariste, la trilogie du Transperceneige est rassemblée en une superbe intégrale en un volume à l’occasion de son adaptation au cinéma (Snowpiercer, sur les écrans à la rentrée) par le plus célèbre des cinéastes coréens, Bong Joon-ho. Snowpiercer reprend assez fidèlement la BD. On est en 2031. La terre n’est plus qu’une étendue gelée. Les derniers survivants sont à bord d’un train condamné à tourner autour de la Terre.

Le Transperceneige, Intégrale, Casterman, 35 €